20 novembre 2009
Hidden place
on ne sait jamais vraiment qui on est.
10 janvier 2009
Comme chaque vendredi, il rentre dans la nuit. Une scène de sexe dans un film m'empêche de dormir, alors je l'attends feignant le sommeil profond. Quand j'entends la porte mon cœur bat un peu plus vite, des frissons nerveux me traversent le corps. C'est presque trop long. Je le regarde dans la pénombre et me délecte de ce déshabillage en ombre chinoise, même dans l'obscurité, je devine son corps : les courbes légères et douces de son torse, la blancheur de sa peau, les cheveux qui retombent sur sa nuque quand il ôte son pull. L'odeur et la chaleur qui se dégagent une fois qu'il est nu. C'est encore un autre parfum quand il se presse contre moi.
Avec du recul j'ai souvent attendu mes amants la nuit, dans mon lit, dans une gare...
Cela me procure un tel élan émotionnel, que parfois j'ai l'impression que le cœur va lâcher.

